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La protection balistique est importante pour les soldats — les leçons tirées de la guerre d’Afghanistan

8 janvier 2023

BComd Col Douglas Gunter sits with the Royal family during Queen Elizabeth II's visit to CFB Shilo in 1970.

Les soldats du 2PPCLI qui s’entraînent dans le RTA portent diverses protections balistiques en fonction de ce qu’ils font. L’équipement porté par le soldat CA d’aujourd’hui contraste avec celui que portait son arrière-grand-père pendant la Grande Guerre, celui que portait son grand-père pendant la Seconde Guerre mondiale, celui que portaient les soldats du 2PPCLI pendant la guerre de Corée ou celui que portait leur père pendant la guerre froide. Ou ce que portait le Capitaine Joe O’Donnell, maintenant commandant du 1RCHA, lorsqu’il était avec les FOO à Kandahar pendant la guerre d’Afghanistan en 2009. Le Sdt Bryce Cooper du 2PPCLI en patrouille lorsqu’il était dans le sud de l’Afghanistan au Combat Outpost (COP) Talukan. Il était avec le Capitaine Richard Leary en patrouille le 3 juin 2008 lorsqu’il a été tué lors d’une embuscade des Talibans. L’équipement porté par les soldats tués ou décédés à cause des explosifs de bord de route a été ramené au Canada pour être étudié afin que les fabricants d’équipement puissent apporter des modifications afin de mieux protéger les soldats de l’AC. Photos Jules Xavier/Shilo Stag – Archives du Musée RCA

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BComd Col Douglas Gunter sits with the Royal family during Queen Elizabeth II's visit to CFB Shilo in 1970.
BComd Col Douglas Gunter sits with the Royal family during Queen Elizabeth II's visit to CFB Shilo in 1970.
Stag Special
 
Entre 2001 et 2014, plus de 40 000 membres des Forces armées canadiennes (FAC) ont été déployés en Afghanistan.
Au cours de la guerre, 158 soldats ont été tués pendant cette mission, et des milliers d’autres ont été blessés. Et le retour d’expérience depuis les lignes de front sera très important.
Simon Ouellet, spécialiste de la protection personnelle et de la capacité de survie, a reconnu que la BFC Valcartier-bsed Recherche et développement pour la défense Canada, travaille sur la rétroaction depuis le début du conflit, afin de créer une base de données des soldats blessés et tués au combat. Ceci a été fait afin d’avoir une image complète des dangers rencontrés par les FAC sur le terrain.
Des équipements balistiques endommagés, notamment des casques et des gilets, ont été ramenés d’Afghanistan pour être étudiés en détail, ce qui nous a permis d’en savoir plus sur les endroits où améliorer la protection des soldats.
« Pendant le conflit, nous avons fait des ajustements, notamment des extensions de protection au niveau des bras et du cou, » a déclaré Ouellet.
Aujourd’hui, l’équipement de protection balistique des FAC est directement influencé par ces recherches, afin de mieux protéger les soldats canadiens.
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Dans un monde en constante évolution où les menaces évoluent, l’équipement de protection balistique utilisé par les soldats de l’Armée canadienne (AC) joue un rôle central dans la capacité opérationnelle et la sécurité de l’individu.
Le ministère de la Défense nationale (MDN) l’a compris et propose une modernisation continue de l’équipement personnel du soldat de l’AC. Cela comprend le casque, le gilet pare-balles et la veste de blindage dur du CA.
À partir de 1997, tous les militaires canadiens reçoivent le casque CG634, qui remplace le casque d’acier M1, d’origine américaine, après des tests effectués sur plusieurs casques d’armées étrangères, dont le PAS-GT américain et le SPECTRA français.
Finalement, le CAF a produit sa propre variante du casque français. Considéré comme l’un des casques les plus performants du début des années 2000, le CG634 a finalement été remplacé de manière progressive à partir de 2016.
En 2015, Morgan Advanced Materials a remporté le contrat de FAC pour fournir un nouveau casque: le CM735, fortement inspiré de son prédécesseur, a finalement été produit par NP Aerospace – le nouveau nom de l’entreprise.
Il y a deux changements d’homme: l’utilisation de la dernière génération de technologie composite balistique et fragmentée, qui réduit la déformation de la coque du casque lorsqu’elle est touchée par des fragments, et un gain de poids significatif. Le nouveau design est à -23 pour cent par rapport au CG634, pour un total de 920 grammes.
Plus facile à porter, ce nouveau casque, qui a commencé à faire son apparition dans les unités en 2016, a permis une augmentation des performances grâce à une réduction de la fatigue du soldat.
Il reprend les principales caractéristiques du CG634 — jugulaire à trois points, avec un rabat à fermeture éclair pour le réglage de la taille, sans avoir à retirer le casque; avec un système de vision nocturne (lunettes) qui peut être monté sur la visière, à l’aide d’un support métallique.
Pour la protection du corps, les soldats canadiens sont équipés de deux gilets, qui sont semi-indépendants mais complémentaires. Le premier est un gilet fragmentaire, également appelé gilet pare-balles. Cependant, la protection principale reste le gilet rigide, dans lequel sont insérées des plaques de blindage.
La technologie, en constante évolution, permet un large éventail de choix : il existe différents niveaux de protection, et donc de poids, qui sont choisis par les unités en fonction du théâtre d’opération et de la menace attendue.
Plus la menace est grande, plus la protection est grande et plus la veste est lourde.
Ouellet reconnaît que de nombreuses caractéristiques entrent en jeu dans le choix de la protection balistique — « le calibre et le poids de la munition, mais aussi le matériau du noyau du projectile, » rappelant qu’entre une balle classique et une balle perforante, la protection ne sera pas la même.
Dans ce dernier cas, on utilisera une plaque de céramique plus grande, qui « brisera le noyau dur » de la munition.
Mais Ouellet insiste sur l’idée d’un compromis à respecter, entre poids et protection: si l’épaisseur de la plaque de céramique est augmentée, « on augmente le poids, » et donc l’effort physique du soldat.
Dans le cadre d’une opération où la menace des balles perforantes n’existe pas, le recours au surblindage n’existe pas, le recours au surblindage ne semble pas nécessaire car « la plaque balistique seule peut arrêter » les munitions.
La protection balistique du gilet du soldat canadien est basée sur la combinaison de deux matériaux: une plaque composite rigide à haut module élastique et résistance à la traction qui absorbe l’énergie du projectile ennemi, couplée à une plaque céramique évolutive, qui peut être agrandie selon les besoins.
Pour comprendre les possibilités offertes par cette technologie, les forces spéciales canadiennes, dont la Force opérationnelle interarmées 2, disposent de quatre choix de plaques pour les gilets de protection.
BComd Col Douglas Gunter sits with the Royal family during Queen Elizabeth II's visit to CFB Shilo in 1970.
BComd Col Douglas Gunter sits with the Royal family during Queen Elizabeth II's visit to CFB Shilo in 1970.
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