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Saison des fiertés: La CAF célèbre les personnes 2SLGBTQI+ au Canada

7 juin 2023

Maj Melissa Marshall - Garrison Edmonton Warriors - 2022 Women's Slo-Pitch nationals

Spécial Stag

Au Canada, la saison des fiertés se déroule pendant les mois d’été, de juin à septembre.

C’est l’occasion de reconnaître et de célébrer les innombrables contributions que les Canadiens bispirituels, lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers, intersexués et ayant d’autres identités sexuelles et de genre (2SLGBTQI+) ont apportées au ministère de la Défense nationale (MDN), aux Forces armées canadiennes (FAC) et au pays, et d’en apprendre davantage à leur sujet.

La Saison de la fierté englobe un large éventail d’événements de la fierté:

• Le Mois de la Fierté, célébré chaque année en juin dans de nombreux pays;

• la Semaine de la fierté dans la fonction publique, célébrée chaque année au cours de la troisième semaine d’août; et

• les manifestations de la Fierté célébrées tout au long de l’été dans tout le Canada.

Les manifestations de la fierté en Amérique du Nord remontent aux émeutes de Stonewall du 28 juin 1969, lorsque des membres de la communauté LGBT ont protesté contre une descente de police au Stonewall Inn, un club gay de la ville de New York.

Ces lieux communautaires faisaient régulièrement l’objet de descentes violentes et leurs clients étaient confrontés à la brutalité des forces de l’ordre. Les émeutes de Stonewall ont constitué une première étape importante dans l’opposition à ce traitement et dans la revendication d’un changement politique et social.

Le jour du premier anniversaire du soulèvement, les premières marches des fiertés ont eu lieu aux États-Unis et le mouvement s’est répandu dans le monde entier au cours des années suivantes.

Le Canada a une longue et riche histoire dans la lutte pour les droits des 2SLGBTQI+. C’est le 14 mai 1969 que le Canada a décriminalisé les actes homosexuels entre adultes consentants.

Deux ans plus tard, le 28 août 1971, une centaine de personnes se sont rassemblées sur la colline du Parlement pour la première manifestation et marche de libération des homosexuels au Canada, au cours de laquelle les organisateurs ont présenté au gouvernement une pétition contenant une liste de dix demandes d’égalité des droits et de protection. Au cours des années suivantes, les manifestations de fierté se sont multipliées dans plusieurs villes canadiennes.

Pourtant, la discrimination et la violence à l’encontre des personnes 2SLGBTQI+ restent monnaie courante.

Le 22 octobre 1977, 50 policiers armés font une descente dans deux bars gays de Montréal et arrêtent 146 clients, principalement des hommes gays.

Ils ont été placés dans des cellules de détention pendant plus de huit heures et contraints de subir des tests de dépistage des maladies vénériennes, tout en se voyant interdire d’appeler leurs avocats. Le lendemain, des manifestations massives ont éclaté dans la ville.

Un autre affrontement de grande ampleur entre la police et les manifestants a eu lieu après que la police a fait une descente dans quatre bains publics gays à Toronto le 5 février 1981. Dans le cadre de ce que la police a appelé l’opération Soap, 300 clients ont été arrêtés. Cet événement est souvent considéré comme le Stonewall canadien.

Il ne s’agit là que de deux exemples d’un système permanent d’oppression et de contrôle policier excessif des communautés 2SLGBTQI+ qui était courant à cette époque.

Un changement positif est intervenu lorsque le Québec a modifié sa Charte des droits et libertés de la personne pour inclure l’orientation sexuelle parmi les motifs de discrimination interdits, le 16 décembre 1977, devenant ainsi la première juridiction au Canada à le faire.

Au niveau fédéral, un pas vers l’égalité a été franchi le 27 octobre 1992, lorsque la Cour fédérale a levé l’interdiction faite aux homosexuels de servir dans l’armée, mettant ainsi fin à ce qui était connu sous le nom de « purge LGBT ». Cette décision a été prise à la suite du procès intenté par Michelle Douglas après son renvoi des Forces armées canadiennes (FAC) pour cause de lesbianisme.

Une autre étape positive a été franchie le 20 juin 1996, lorsque le gouvernement fédéral a adopté le projet de loi C-33 et que la loi canadienne sur les droits de la personne a été modifiée pour inclure l’orientation sexuelle parmi les motifs de discrimination interdits.

Le 11 avril 2000, la loi sur la modernisation de certains régimes d’avantages et d’obligations (Modernization of Benefits and Obligations Act) a été introduite, élargissant la définition de « l’union de fait » pour inclure les couples de même sexe et leur accorder les mêmes avantages sociaux et fiscaux. Le 12 juillet 2002, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a jugé inconstitutionnel le fait d’interdire aux couples de même sexe de se marier et a donné à l’Ontario deux ans pour étendre les droits du mariage aux couples de même sexe.

Un an plus tard, le premier couple homosexuel du Canada – Michael Leshner et Michael Stark – s’est marié. Au cours des années suivantes, d’autres provinces et territoires ont fait de même. En 2005, la loi sur le mariage civil a donné aux couples de même sexe le droit de se marier en vertu du droit fédéral, faisant du Canada le quatrième pays au monde à le faire.

Le 19 juin 2017, une loi modifiant la loi canadienne sur les droits de la personne et le code criminel a reçu la sanction royale, rendant illégale la discrimination fondée sur l’identité et/ou l’expression de genre, tout en élargissant la définition du discours haineux pour y inclure ces deux termes.

Le 8 décembre 2021, la Loi modifiant le Code criminel – thérapie de conversion – a été adoptée, déclarant que l’offre, la promotion ou la publicité d’une thérapie de conversion est une infraction criminelle.

L’histoire ne s’arrête pas là, car le Canada continue de prendre des mesures en faveur de l’égalité juridique et sociale des Canadiens et Canadiennes 2SLGBTQI+.

Au cours de ce mois, nous reconnaissons, apprécions et honorons le courage et la résilience dont les communautés 2SLGBTQI+ ont fait preuve au fil des ans. Nous soutenons l’affirmation de soi, la dignité et l’égalité de toutes les personnes 2SLGBTQI+.

La participation des Canadiens et Canadiennes 2SLGBTQI+ à la vie civique de notre pays est extrêmement précieuse.

Cette communauté forte, dynamique et diversifiée a contribué à tous les aspects de la vie au Canada, des affaires à la politique, en passant par les arts et la culture, les sports, la science et bien plus encore.

Malheureusement, les Canadiens 2SLGBTQI+ ont été et continuent d’être confrontés à d’horribles actes de discrimination, de sectarisme, de haine et de violence. La discrimination, la haine et les LGBTQphobies à l’égard des communautés 2SLGBTQI+ sont des problèmes permanents dans notre monde, et leurs effets néfastes continuent de nuire aux individus et aux communautés dans le monde entier.

Ce mois est l’occasion de réfléchir au fait que, malgré les progrès accomplis, les personnes 2SLGBTQI+ au Canada continuent d’être victimes de discrimination tous les jours.

Pour le MDN/CAF, c’est un mois de solidarité avec les membres de l’Équipe de défense 2SLGBTQI+ et de réaffirmation de notre objectif d’éliminer toutes les formes de haine sur notre lieu de travail, qui sont inacceptables et moralement répréhensibles.

Veillons à ce que tous les membres de l’équipe de défense du 2SLGBTQI+ se sentent à leur place et puissent contribuer de manière significative au succès des opérations.

Prenons le temps de nous informer sur l’histoire des communautés 2SLGBTQI+ au Canada et sur toutes leurs identités, expressions et réalisations uniques.

Nous pouvons tous tirer profit de l’apprentissage des expériences vécues par les membres de l’Équipe de défense 2SLGBTQI+ et de l’ouverture d’un dialogue ouvert et constructif sur toute discrimination passée ou présente à laquelle ils ont été confrontés, lorsqu’ils s’y sont volontairement proposés.

 

Maj Melissa Marshall - Garrison Edmonton Warriors - 2022 Women's Slo-Pitch nationals