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#DonnerPourRecevoir – Le service militaire est une histoire de famille pour la capitaine Peyton Habraken

5 mars 2026

Cpl Maxime Proulx at 2018 Ex Heavy Loader Competition

La capitaine Peyton Habraken félicite les Forces armées canadiennes de lui avoir fourni les outils nécessaires pour #GivetoGain afin qu’elle puisse donner la priorité à sa famille dans sa vie. (Photo : K-J Millar/Shilo Stag News)

K-J Millar
Shilo Stag Media

La Capt Peyton Habraken a été élevée dans une famille solidaire dont les deux parents
ont servi dans les Forces armées canadiennes (FAC). Elle a également des oncles et
des tantes qui ont fait une carrière militaire. Dès son plus jeune âge, elle a appris la
véritable signification de #DonnerPourRecevoir en observant son entourage et en tirant
des leçons de son expérience familiale.

Le thème de la Journée internationale des femmes 2026 interpelle la Capt Habarken,
une officière de la logistique et une adjointe à la base qui est revenue d’un déploiement
de six mois à l’étranger dans le cadre de l’opération Reassurance en juin 2025 et qui a
récemment déménagé à la BFC Shilo en août dernier. Elle s’est confiée en toute
franchise au Shilo Stag News au sujet de ses objectifs #DonnerPourRecevoir, de son
désir de fonder une famille et de concilier sa carrière militaire.

« Beaucoup de gens attendent trop longtemps dans la vie pour réaliser ce qui leur tient
à cœur », dit-elle, en ajoutant que sa philosophie consiste à travailler pour vivre et non à
vivre pour travailler.

Elle s’est enrôlée dans l’armée avant même d’avoir obtenu son diplôme d’études
secondaires et est partie suivre une formation élémentaire de six jours après avoir
obtenu son diplôme en 2019. Elle a toujours su que son objectif ultime était de fonder
sa propre famille.

« Depuis que je suis petite, mon rêve est de devenir maman. Je veux fonder une
famille. J’ai hâte que cela arrive. C’est tout ce que j’ai toujours voulu. L’armée m’offre
une carrière stable avec un régime de retraite, des avantages sociaux et un congé de
maternité. C’est très rare pour une personne de ma génération d’avoir une carrière
aussi stable à un si jeune âge », explique la jeune femme de 25 ans.

Elle se décrit elle-même comme étant « bavarde » et admet avoir été « mise en garde »
pour son franc-parler et son désir d’avoir une famille et des enfants, mais elle explique
que sa mère, qui a pris sa retraite en tant que caporale, a fait des sacrifices pour rester
à la maison auprès de ses enfants. Elle dit que sa mère, qui a renoncé à des
déploiements et à des cours pour pouvoir rester à la maison avec ses filles, est un
excellent exemple de ce qu’il faut donner pour recevoir.

« Je n’ai pas encore d’enfants… mais je pense que pour moi #DonnerPourRecevoir
consistera peut-être à renoncer à une promotion ou à une offre d’emploi si c’est la
meilleure solution pour ma famille, car elle sera ma priorité. »

Actuellement officière supérieure de l’administration/adjointe à la BFC Shilo, elle salue
le fait que l’armée tienne compte du contexte familial de ses membres et ne les affecte
pas à des postes qu’ils ne souhaitent pas occuper.

« Je n’ai pas beaucoup déménagé pendant mon enfance. Mes parents faisaient partie
de groupes professionnels militaires communs; mon père était membre de la police
militaire alors que ma mère était technicienne en approvisionnement. Nous avons donc
pu rester plus longtemps aux mêmes endroits. »

Elle dit qu’elle avait des ami(e)s qui déménageaient souvent pendant leur enfance
parce que leurs parents accordaient beaucoup d’importance à leur avancement
professionnel, ce qui a influencé la dynamique de leurs relations familiales.

« C’est la dernière chose que je souhaite », affirme-t-elle. « Il existe des moyens
concrets de contourner cela. Tout est question de concessions mutuelles. Pour moi, la
famille passera toujours avant tout. »

Elle est issue d’une famille nombreuse et très unie; ses grands-parents, qui vivaient
sous le même toit, lui ont inculqué des valeurs familiales et lui ont appris à donner pour
recevoir.

« Ma mère est venue au monde pour être mère. Elle ne s’est jamais souciée d’elle-
même. Tout ce qui lui importait, c’était moi, ma sœur et ses proches. Prendre soin des
autres est sa raison d’être, et je le ressens aussi. Je veux être une aussi bonne mère
qu’elle. »

« Cela se répercute inconsciemment sur les raisons pour lesquelles je sers
dans les FAC : je veux servir mon pays et aider mon prochain. Je ne pense pas qu’il y
ait de meilleur métier pour le faire. »

Peyton souligne tous les avantages que l’armée offre aux familles et en est consciente
depuis son plus jeune âge. Elle et son mari Josh, qui est également un membre de la
logistique des FAC, viennent d’acheter leur première maison.

Elle ajoute qu’elle ne cesse d’apprendre de nouvelles choses au travail.

« Je pense que cela présente de nombreux avantages. Je trouve cela formidable que les FAC nous
inculquent le principe selon lequel on a toujours quelque chose à apprendre. On se
pousse sans cesse à s’améliorer, ce qui est formidable. J’ai occupé différents postes et
j’ai acquis plus de connaissances que si j’étais restée au même endroit… Les FAC nous
encouragent à sortir de notre zone de confort pour essayer de nouvelles choses. »

Elle ajoute que, même si elle n’a pas vécu d’expériences négatives au sein des FAC,
elle constate que les femmes donnent pour recevoir, et que c’est peut-être justement
dans ce but. « Nous devons travailler plus dur, faire davantage d’efforts pour nous
conformer aux normes masculines. »

La Capt Habraken se dit chanceuse de travailler avec beaucoup de « femmes
extraordinaires », citant notamment la majore Melissa Marshall, chef d’état-major.

« Elle est un modèle extraordinaire pour moi. Elle fait preuve d’un grand
professionnalisme, est très compétente et est toujours à l’écoute, en particulier lorsqu’il
s’agit d’aborder des sujets difficiles… J’ai beaucoup appris d’elle depuis mon arrivée
ici. »
D’autres collègues exceptionnelles, tant civiles qu’anciennes militaires, lui ont fait part
de leurs expériences et de leurs connaissances afin qu’elle puisse en tirer profit.

« Je me sens proche des femmes qui ont servi dans l’armée à la même époque que ma
mère et ma tante. Je sais qu’elles ont traversé beaucoup d’épreuves en tant que
femmes engagées dans l’armée dans les années 1990 et 2000. Je suis soulagée de ne
pas avoir à vivre les mêmes difficultés. »

Elle ajoute que le statut de femme dans les FAC implique certains sacrifices, mais que les avantages l’emportent sur les
inconvénients dans la vie et dans la sphère féminine : tout cela fait partie de
#DonnerPourRecevoir.

« Tant que vous vous présentez au travail et que vous travaillez dur pour atteindre vos
objectifs, rien ne vous empêche de trouver un équilibre entre votre essence féminine et
votre carrière militaire. »

 

Cpl Maxime Proulx at 2018 Ex Heavy Loader Competition
Cpl Maxime Proulx at 2018 Ex Heavy Loader Competition

Le capitaine Peyton Habraken, de la BFC Shilo, apprécie le thème de la Journée internationale de la femme de cette année, #GivetoGain, et affirme que la famille passe avant tout, sa propre mère incarnant parfaitement ce thème par tout ce qu’elle a donné à sa famille. (Photo: K-J Millar/Shilo Stag News)

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