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Le personnel de la BFC Shilo rendra hommage à la Vérité et à la Réconciliation en portant du orange; des cérémonies auront lieu à Brandon

29 septembre 2026

Cpl Maxime Proulx at 2018 Ex Heavy Loader Competition

Le 29 septembre, le personnel du CANEX de la BFC Shilo a présenté des chandails « Vérité et réconciliation » conçus par Jay Joseph, un artiste indépendant de la nation Wet’suwet’en, en partenariat avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation (NCTR). Le motif de cette année, intitulé « Générations », véhicule le message interprétatif de l’artiste sur la guérison et la résilience, et reflète l’importance de transmettre le savoir et la force d’une génération à l’autre. Dans ce motif, les loups sont représentés comme des animaux profondément attachés à la famille, qui revêtent une importance particulière pour de nombreuses nations du Nord-Ouest du Pacifique. Un jeune louveteau est entouré de plusieurs générations de membres de sa famille, chacun contribuant à un message commun de guérison. Leurs hurlements symbolisent un appel qui résonne à travers les générations, exprimant l’espoir d’un changement positif significatif et durable. Les chandails se sont bien vendus, et il n’en reste qu’un nombre limité au CANEX. (Photo : K-J Millar/Shilo Stag News)

K-J Millar
Shilo Stag Media

 
 

Pendant plus de 150 ans, plus de 150 000 enfants ont subi les conséquences despensionnats indiens. Beaucoup d’entre eux ne sont jamais retournés chez eux et
n’ont jamais revu leurs familles. Le dernier pensionnat indien a seulement fermé ses portes au milieu des années 1990. Cette réalité ne relève pas uniquement de
l’histoire; elle demeure présente dans la mémoire de nombreuses personnes aujourd’hui.

Le 30 septembre marque la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. La population canadienne se remémore cette période sombre de son histoire et reconnaît
le traumatisme avec lequel les survivants des pensionnats indiens vivent encore aujourd’hui.

Des cérémonies et des activités de commémoration ont lieu partout au pays. À Brandon, des activités commémoratives seront organisées au Riverbank Discovery
Centre du 28 septembre au 3 octobre.

Le 1 er  octobre, pour souligner la journée, la BFC Shilo procédera au lever du drapeau à la barrière sud à 13 h. Les membres du personnel civils et militaires sont encouragés à
porter un chandail orange. Les membres des Forces armées canadiennes peuvent démontrer leur participation en ajoutant un chandail, un écusson, un chapeau ou un
carré orange à leurs uniformes opérationnels.

L’année 2026 marque la sixième édition de cette journée reconnue à l’échelle nationale pour rendre hommage aux enfants autochtones qui, il y a plus d’un siècle, ont été
séparés de leurs familles. Ces enfants ont été placés dans 139 écoles de chaque province dans « un effort systématique et parrainé par l’État pour détruire les cultures et
les langues autochtones et assimiler les peuples autochtones afin qu’ils n’existent plus en tant que peuples distincts. » Sur le site Web du Centre national pour la vérité et la
réconciliation (CNVR), la Commission de vérité et réconciliation du Canada a qualifié cette intention de « génocide culturel ».

La majorité des écoles ont cessé leurs opérations au milieu des années 1970. Toutefois, le dernier pensionnat indien administré par le fédéral a seulement fermé ses
portes au milieu des années 1990, comme l’indique le gouvernement du Canada sur son site Web Jalons importants – Pensionnats indiens.
Le premier pensionnat indien, dirigé par l’église, a ouvert ses portes en 1831. Dans les années 1880, le gouvernement fédéral met en œuvre une politique officielle de
financement des pensionnats indiens au pays.

« L’intention explicite était d’arracher ces enfants de leurs familles et leurs cultures. En 1920, la Loi sur les Indiens a rendu obligatoire la fréquentation des pensionnats indiens
par les enfants âgés de 7 à 15 ans ayant le statut d’Indien des traités », peut-on lire sur le site du CNVR.

De nombreuses écoles étaient sous-financées et surpeuplées, et les enfants recevaient une éducation de piètre qualité. Les enfants étaient punis parce qu’ils parlaient leur
langue, et les employés n’étaient pas tenus responsables de la façon dont ils traitaient les élèves.

« C’est connu, des milliers d’élèves ont été victimes de violences physiques et sexuelles dans les pensionnats. Tous ont souffert de solitude et désiraient
profondément retourner dans leurs familles.

Les pensionnats ont causé des préjudices aux enfants. mais également à leurs familles et leurs communautés. Les élèves ont été privés d’exemples réels d’amour et de respect. Les cultures, traditions, langues et systèmes de connaissances propres aux Premières Nations, au peuple inuit et à la Nation métisse se sont vus érodés sous l’effet
de cette assimilation forcée. »

Les torts causés par les pensionnats indiens ont des séquelles encore aujourd’hui.Pour bien des survivantes et survivants, briser le silence sur ce qu’ils ont vécu dans les
pensionnats les force à revivre des traumatismes. Pendant des années, nombre d’entre eux avaient préféré taire la vérité.

En 1996, la Commission royale sur les peuples autochtones – qui allait marquer l’histoire – a attiré l’attention sur les séquelles à long terme des pensionnats indiens. De
plus en plus de survivantes et survivants, de même que leurs descendants sont venus raconter leur histoire et réclamer que des gestes concrets soient posés, » peut-on lire
sur le site du Centre national pour la vérité et la réconciliation.

d’après des documents du Centre national pour la vérité et la réconciliation