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La BFC Shilo commémore la victoire aérienne de la bataille d’Angleterre

9 septembre 2025

Cpl Maxime Proulx at 2018 Ex Heavy Loader Competition

K-J Millar
Shilo Stag Media

La BFC Shilo commémorera la vie et les contributions de plus de 100 membres des
Forces armées canadiennes durant des cérémonies qui se tiendront à la chapelle St.
Barbara le 14 septembre dans le cadre du 85 e  anniversaire de la bataille d’Angleterre.

Le service commencera à 10 h 30 et commémorera

les actions du petit groupe de pilotes de chasse alliés, qui a affronté la Luftwaffe, la Force aérienne allemande
beaucoup plus puissante, durant cette bataille épique et célèbre. Tous sont bienvenus.
La bataille d’Angleterre, livrée dans le ciel de l’Europe, est rapidement devenue le
combat aérien le plus important à ce jour. Ses répercussions, qui laissaient craindre une
invasion possible, ont été déterminantes pour la fin de cette invasion.

En juin 1940, la Grande-Bretagne est inébranlable et refuse de renoncer à ses libertés
après l’occupation de la France par l’Allemagne. Les nazis, voulant conquérir la
Grande-Bretagne afin de pouvoir agir librement en Europe, se lancent dans la
conquête, sachant qu’ils devaient vaincre la Royal Air Force (RAF), déjà affaiblie, avant
d’entamer leur invasion dans le cadre de l’opération Sea Lion.

Durant les années 1930, de nombreux Canadiens se rendent outre-mer pour s’enrôler
dans la RAF, toutefois, l’Aviation royale canadienne (ARC) compte moins de
5 000 membres lorsque la guerre est déclarée le 10 septembre 1939. Le Canada a
besoin d’avions pour assurer la défense de son territoire national tandis que la Grande-
Bretagne se trouve au pied du mur. Malgré cela, le Canada envoie des chasseurs
Hurricane modernes avec le 1 er  Escadron de chasse.

Les Canadiens pilotent ces chasseurs à titre de membres des unités de la RAF le
temps que le 1 er  Escadron devienne opérationnel. Le 242 e  Escadron « canadien » se
bâtit ainsi une réputation durant la bataille de France.

La Luftwaffe commence à détruire les aérodromes côtiers de la RAF le 12 août 1940.
Les équipes au sol et le personnel de soutien subissent de lourdes pertes en raison des
attaques incessantes de la Luftwaffe, mais ils se précipitent, entre les barrages, pour
soigner les blessés, rassembler les morts, remplir les cratères creusés par les bombes,
éteindre les incendies et réparer à la hâte les aéronefs endommagés ainsi que réarmer
et ravitailler les chasseurs qui reviennent.

Le nombre de victimes augmente de jour en jour, et le 1 er  Escadron « canadien », qui
escorte les chasseurs Messerschmitt plusieurs fois par jour, est désormais au cœur des
affrontements entre les Spitfires et les Hurricanes et les bombardiers allemands. La
campagne anglaise, habituellement calme et sereine, se retrouve jonchée de corps
noircis et brûlés de jeunes hommes et de fuselages d’aéronefs.

Le 7 septembre, la Luftwaffe concentre ses efforts sur Londres et d’autres grandes
villes. Ces bombardements sont surnommés « le blitz ». Ces quelques jours sont gravésdans l’histoire grâce à la force morale et au courage des citoyens britanniques qui ont enduré, nuit et jour, une avalanche de bombes.

La bataille atteint son apogée le 15 septembre, lorsque les Allemands lancent une
multitude d’attaques sur Londres, qui en ont fait une victime décimée.
Plus de 1 500 aéronefs s’affrontent ce jour-là et, pour chaque appareil allié détruit,
l’ennemi en perd deux.

Le 1 er  Escadron remporte deux victoires ce jour-là et affirme avoir détruit trois avions
ennemis, en avoir vraisemblablement détruit trois autres et lourdement endommagé
deux, tout en déplorant la perte d’un de ses pilotes et de deux avions Hurricane.
Furieux, car la Luftwaffe est incapable de vaincre la RAF, Hitler reporte, le
17 septembre, l’invasion de la Grande-Bretagne. Le 12 octobre, Hitler informe
officiellement ses chefs d’armée que l’opération Sea Lion est remise au
printemps 1941.

En fait, son attention se porte déjà vers la Russie, et il n’envisage plus
sérieusement d’envahir la Grande-Bretagne.

Pendant près de deux mois, des bombes allemandes tombent sur Londres durant
57 nuits et jours consécutifs, , et les villes britanniques subissent en tout neuf mois de
bombardements aériens.

Plus de 100 Canadiens ont participé à la bataille d’Angleterre, qui a été menée du
10 juillet au 31 octobre 1940. Le 1 er  Escadron de l’ARC était la seule unité canadienne à
y participer et a rapidement été rebaptisé 401 e  Escadron.

Selon le site Web du gouvernement du Canada, « En 53 jours de combat, ces jeunes
Canadiens affirment avoir détruit 29 appareils ennemis, en avoir vraisemblablement
détruit 8 autres et avoir endommagé 35 aéronefs ».

Le bilan est toutefois lourd, car l’escadron perd 16 aéronefs et trois pilotes, et dix autres
membres du personnel sont blessés.

Les membres des Forces armées canadiennes se sont distingués, mais ils n’étaient pas
les seuls. Des équipages de 13 pays ont combattu au sein de la Fighter Command de
la RAF. Des soldats de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Belgique, de la
Tchécoslovaquie, de la France, de l’Irlande, de la Jamaïque, de la Pologne, de l’Afrique
du Sud, des États-Unis et du Zimbabwe ont combattu aux côtés des soldats
britanniques et canadiens.

Deux mille trois cent cinquante-trois pilotes britanniques et 574 pilotes de l’étranger ont
participé à la bataille d’Angleterre. Cinq cent quarante-quatre aviateurs et membres du
personnel alliés ont été tués, dont 23 Canadiens.

« Tous ceux qui ont effectué au moins une sortie opérationnelle autorisée avec une
unité admissible de la Royal Air Force ou de l’aéronavale entre le 10 juillet et le

31 octobre reçoivent l’agrafe de la bataille d’Angleterre en plus de l’étoile 1939-1945 »,
indique le site Web du gouvernement du Canada.

Trois membres du 1 er  Escadron ont reçu la Croix du service distingué dans l’Aviation
pour leurs vaillants efforts durant la bataille d’Angleterre : le
commandant d’aviation Ernie McNab, son commandant adjoint, le
capitaine d’aviation Gordon Roy McGregor, et le lieutenant d’aviation « Dal » Russel.
Deux membres canadiens de l’équipe au sol ont été récompensés pour leur
contribution : le sergent de section John R. Burgess a reçu la médaille de l’Empire
britannique et le sergent de section Cecil M. Gale a été cité à l’ordre du jour.

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