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Une discussion d’expertes sur Seule au front avec deux officières de la BFC Shilo rehausse le visionnement du film

27 novembre 2025

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La major Melissa Marshall, chef d’état-major à la BFC Shilo, a déclaré le 25 novembre qu’elle avait personnellement constaté un changement significatif dans la manière dont les FAC traitent le harcèlement sexuel et la discrimination au cours de ses 18 années dans l’armée. (Photo : K-J Millar/Shilo Stag News)

K-J Millar
Shilo Stag Media

En tant qu’officières qui se distinguent dans leur domaine, la majore Melissa Marshall et
la majore Kristen McFadyen de la BFC Shilo s’adresseront au public en tant qu’invitées
spéciales lors d’une discussion entre experts sur les progrès réalisés par les Forces
armées canadiennes en matière de harcèlement sexuel, qui a eu lieu le 29 nov., lors du
visionnement d’un film portant sur les expériences vécues par la première femme
officier d’infanterie des FAC.
Le film Seule au front est le portrait filmique du récit du même nom écrit en 2017 par
Sandra Perron, une ancienne combattante de l’Armée des FAC. Elle a participé à deux
déploiements en Yougoslavie et en Croatie, s’est vu décerner une mention élogieuse
pour services exceptionnels après avoir commandé un peloton TOW sous blindage en
1995, et pourtant, elle a fait l’objet de mauvais traitements et de « harcèlement
émotionnel et psychologique » constant pendant sa carrière de huit ans dans la Force
régulière.
La discussion d’expertes suivra la projection de 19 h 30 qui aura lieu au théâtre Evans,
où la chef d’étatmajor de la BFC Shilo et officière d’artillerie, la maj Marshall, ainsi que
la commandante du 11 e  Centre des Services de santé et championne de l’Organisation
consultative des femmes de la Défense de Shilo, la maj MacFadyen offriront leurs
perspectives sur le fait d’être une femme dans les FAC et les progrès réalisés par
l’organisation depuis les événements réels reproduits dans le film.
La maj Marshall a dit qu’elle ne pouvait pas parler pour toutes les femmes qui font
partie des FAC, mais que le film est un outil didactique précieux.
« Je crois qu’il est toujours important de voir d’où nous venons et où nous allons en ce
qui concerne l’évolution au sein des FAC. Il est important de tirer des leçons du passé,
tant du côté des échecs que du côté des réussites, afin que nous puissions tirer parti
des leçons retenues et continuer de solidifier les Forces. »
La maj Marshall a expliqué que les FAC ont changé de culture et d’attitude depuis les
événements illustrés dans le film.
« Je crois qu’il est important d’avoir un groupe des FAC pour permettre d’avoir une
discussion sur le film », affirmetelle. « Cela donne un contexte réel et narratif en ce qui
concerne l’instruction du personnel, les difficultés rencontrées durant l’entraînement et
les déploiements opérationnels. Ça donne une perspective et une opinion interne… »
Un rapport de 1997 avait conclu que Perron avait fait l’objet d’un « harcèlement sexuel
subtil et manifeste » pendant qu’elle était dans l’Armée. En 1998, elle a été nommée
responsable d’un comité consultatif de neuf personnes auprès du ministre de la

Défense nationale pour aider les femmes et les membres des minorités à se « fondre »
dans les Forces armées canadiennes. On estime que ses expériences ont poussé
l’Armée à revoir ses procédures dans le but de mettre un terme au harcèlement sexuel.
Perron affirme dans son récit autobiographique qu’elle a été agressée sexuellement
durant un programme d’instruction d’été à la BFC Borden, ce qui a donné lieu à un
avortement. Elle n’a pas signalé le problème et elle a obtenu son diplôme de
baccalauréat en économie en 1988. Elle a ensuite commencé son service au
5 e  Bataillon des services à la BFC Valcartier.
En 1989, lorsque les FAC ont commencé à ouvrir les groupes professionnels aux
femmes à part égale, elle est passée à l’Infanterie, mais elle a signalé avoir été
harcelée quand elle était stagiaire et avoir fait l’objet d’un entraînement
« excessivement dur ». Elle ne s’est pas plainte ellemême de ce traitement pendant
qu’elle était dans l’Armée. Toutefois, en 1996, une photo a fuité dans les médias; on y
voyait Perron attachée à un arbre durant un exercice d’entraînement où elle avait été
battue et laissée dans la neige sans ses bottes pendant deux heures.
La maj Marshall a dit qu’elle avait personnellement été témoin de nombreux
changements dans la façon dont les femmes sont traitées et perçues durant les
18 années où elle a servi dans les FAC.
« Il y a certainement eu beaucoup de mouvement positif en termes de traitement
équitable, de responsabilités égales, et les femmes se voient offrir les mêmes défis et
les mêmes possibilités que les hommes au sein des FAC. Il est important de souligner
que pour continuer de favoriser un environnement cohésif et positif au sein des FAC,
nous devons tous être perçus comme égaux et ayant les mêmes “règles du jeu” pour
renforcer le concept “Une équipe” », a-t-elle affirmé.
Perron, une « enfant de l’Armée » née au Manitoba, a grandi en déménageant un peu
partout au pays avec son père militaire, sa mère femme au foyer et ses sœurs. Après
avoir terminé son service dans les Cadets royaux de l’Armée canadienne, en 1984, elle
s’est immédiatement inscrite au Programme d’instruction des officiers de la Force
régulière.
Après avoir quitté l’Armée en 1996, elle s’es de nouveau enrôlée, cette fois à titre de
membre du Cadre des instructeurs de cadets, dans la composante des FAC jusqu’en
2003, année où elle a été promue au grade de major. 
D’autres projections du film Seule au front auront lieu le 28 nov. à 19 h 30 et le 30 nov. à
14 h. L’entrée est de 7 $, en argent comptant seulement.

 
 
 
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